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RCAR 2006 - Equatorial Guinea
2008 - 2006 Resident Coordinator Annual Report
La situation politique a été calme au cours de l’année 2006. L’organisation du 4ème Congrès ordinaire du parti au pouvoir, le Parti Démocratique de Guinée Équatoriale (PDGE) avec la participation de tous les partis politiques de l’opposition a permis en juin la dynamisation du débat politique et des avancées importantes sur les questions de bonne gouvernance et de gestion des secteurs sociaux de base. Suite á des accusations de corruption et de détournement de fonds publics, un nouveau Premier Ministre a été nommé et un nouveau gouvernement mis en place en août 2006. 04 (quatre) Ministres clés pour les programmes des Nations Unies des départements de la santé, du plan, de l’information, de la Femme, ont été remplacés.
Sur le plan Economique et Social le gouvernement a signé et s’est engagé á mettre en œuvre l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (Extractives Industries Transparency Initiative EITI) qui est devenu le standard des institutions de Bretton Woods pour améliorer la transparence et la responsabilisation dans les pays riches en ressources naturelles. Il s’agit de s’assurer que toutes les sociétés opérant dans un pays déclarent ce qu’elles payent au gouvernement et que ce dernier publie tout ce qu’il reçoit. Le second aspect de l’initiative est la participation active de la société civile dans la conception, la construction, et la supervision du système.
De même, un pas positif a été enregistré dans l’acceptation par le Gouvernement du concept de pauvreté dans le pays. En effet, un Décret instituant la mise en œuvre d’une étude sur la pauvreté a été pris et devrait permettre à moyen terme de disposer d’un instrument de référence pour déterminer les indicateurs du profil de pauvreté, atténuer les carences en données fiables dans ce domaine et mieux orienter les stratégies de développement dans les domaines sociaux. De plus l’agenda du Gouvernement pour 2007 prévoit l’organisation de la première Conférence Nationale sur les stratégies de réduction de la pauvreté à l’horizon 2020.
Le Secrétaire Général des Nations Unies, Mr. Kofi Annan, a effectué une visite en Guinée Équatoriale en mars 2006. Cette visite se situait dans le cadre du processus du règlement du conflit frontalier (île de Mbanié) entre la Guinée Équatoriale et le Gabon. Le Gabon et la Guinée équatoriale ont décidé d'entamer des négociations pour délimiter leurs frontières et résoudre ainsi leur différend. De même, le Sous-Secrétaire Général chargé de la Région des Grands Lacs a effectué une visite en décembre pour échanger avec les autorités sur la crise de la République centrafricaine. Le Directeur Général de l’UNESCO a effectué en janvier 2006 une visite en Guinée Équatoriale, au cours de laquelle un accord d’assistance a été signé avec le Gouvernement de ce pays. Le Directeur Régional de l’OMS, Dr Sambo, a effectué en février 2006, une visite en Guinée Équatoriale. Ces visites ont relancé les relations entre les Nations Unies et le gouvernement et ont facilité le plaidoyer pour l’investissement dans les services sociaux de base.
En application de son calendrier de travail consistant à se déplacer pendant une partie de l’année à Bata, la seconde ville du pays située sur la partie continentale, le Gouvernement de la Guinée Équatoriale n’avait repris ses quartiers habituels dans la capitale Malabo, qu’après avoir passé plus d'une année à Bata, pour superviser les travaux de modernisation de cette ville. Cette situation a souvent des répercussions sur le programme d’activités des partenaires en terme temporel (pour une réunion de deux heures de temps, on peut consacrer au moins deux jours de travail) et en terme de coûts additionnels de fonctionnement (déplacements en avions, séjours dans les hôtels, etc.).
A l’issue du 7ème Sommet ordinaire de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), tenue à Bata (capitale économique de la Guinée Équatoriale) en mars 2006, les chefs d'État des six pays membres de cette Communauté ont décidé de créer un comité stratégique chargé d'élaborer et de conduire un programme régional de réformes d'ici mars 2008.
Le gouvernement a institué le Fonds Social avec comme agence d’exécution l’USAID. Ces fonds seront destinés aux secteurs de la Santé, de l’Éducation, des questions de genre et de l’environnement. Un cadre institutionnel a été mis en place pour faciliter la collaboration et le co-financement des programmes et projets des différents partenaires au développement. La première tranche de cet accord a porté sur un montant de US$ 15 millions, financé par le Gouvernement équatoguinéen, et une deuxième tranche de 60 millions de dollar est prévue pour 2007.
Summary on progress towards UNDAF outcomes
A la suite de l’adoption formelle du CCA en août 2006, l’UNCT a pris contact avec le bureau de Turin qui a aidé á organiser avec le gouvernement l’atelier sur les prioritisations. L’organisation de plusieurs ateliers et retraites ont permis de donner un coup d’accélération au processus d’élaboration de l’UNDAF. Ainsi, un draft du document de l’UNDAF a été rendu disponible en décembre 2006 avec quatre axes principaux d’intervention : la réduction de la pauvreté; l’accès aux services sociaux de base de qualité; la promotion du Genre; et la promotion de la bonne gouvernance
Summary on progress in UN Reform
Les actions suivantes ont été menées durant l’année 2006, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme au niveau de la Guinée Équatoriale:
La consolidation du processus de programmation (CCA/UNDAF) suivant le calendrier préétabli, à travers l’adoption du document du CCA au mois d’août et la formulation d’un draft du document de l’UNDAF durant le dernier trimestre, avec l’appui effectif de toutes les agences résidentes. En effet, les agences des Nations Unies ont développé un dialogue politique et un plaidoyer pour amener le gouvernement á être en accord sur les conclusions et recommandations et ceci a permis d’intégrer dans le document final adopté les questions de Pauvreté, Population et Développement, Santé de la Reproduction, Genre, bonne gouvernance et environnement.
L’appui coordonné au Gouvernement dans le processus de formulation de la Stratégie Nationale de Développement Économique et Social et de Réduction de la Pauvreté. Sous le leadership de la Coordination des Nations Unies, des rencontres entre les donateurs et entre les partenaires et le gouvernement ont été organisées pour définir les modalités de l’appui des partenaires á la formulation de cette stratégie.
La poursuite de la campagne de promotion des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) á travers les campagnes nationales de prévention du Sida, des fistules et du cancer du col.
La mise en oeuvre de la programmation conjointe à travers l’étude sur la violence faite aux femmes où des enquêtes ont permis de mieux cerner les causes et les conséquences de ce phénomène devenu une préoccupation sociale dans le pays;
- progrès accomplis collectivement par l’équipe de pays pour appuyer les efforts déployés par les partenaires nationaux en vue de réalisation des OMD
Droits humains : Les Agences du système des Nations Unies, ont poursuivi leur assistance dans ce domaine en 2006 : Le SNU a continué à fournir un appui technique et financier à la Commission Nationale des Droits Humains, lequel appui a permis le renforcement des capacités des cadres nationaux dans le domaine de l’élaboration des rapports sur le Droit Humain et la mise en œuvre des activités d’information et de sensibilisation sur les questions de Droits Humains.
Genre : Les agences des Nations Unies ont poursuivi leur appui Ministère de la Femme, notamment dans la mise en œuvre des recommandations de la conférence nationale de la femme et de la jeune fille, tenue en février 2005.
Dans le cadre de l’opérationnalisation du Plan d’action de la Femme adopté en 2005, le SNU a appuyé le gouvernement à travers le Ministère de la Promotion de la Femme pour élaborer le Premier Code de la Famille et des Personnes et engagé le processus de son approbation. Cet instrument permettra, s’il est adopté, de mieux protéger les droits de la femme, des enfants et de la famille. L’innovation principale apportée par ce Code est qu’il comble les vides juridiques qui prévalaient dans le pays en matière d’égalité et d’équité entre les sexes, notamment les violences domestiques, le divorce, la délinquance juvénile, l’age au mariage, la majorité civile, la polygamie, la dote, l’héritage, etc. et qui rendaient impossible et ardue le travail des juges et autres personnes appelées à travailler dans le domaine du droit familial. L’appui technique et financier du SNU a permis d’appuyer le Gouvernement dans la réalisation d’une étude actualisée sur la situation du trafic illicite et de la traite d’enfants en Guinée Equatoriale
Le plaidoyer du SNU auprès du Gouvernement, des communautés et des organisations de la société civile, en ce qui concerne les droits des jeunes filles à l’éducation a été poursuivi. Pauvreté : Le Gouvernement de la Guinée Équatoriale a lancé le processus d’élaboration d’un Programme national de développement économique et social et de réduction de la pauvreté. Un travail préliminaire a été confié au Cabinet « Performances Management Consulting », qui a procédé à un diagnostic stratégique portant sur le thème « Guinée Equatoriale 2020 : Agenda pour une diversification des sources de la croissance ». Le rapport de cabinet n’ayant couvert que les aspects économiques, le Gouvernement a fait appel aux autres partenaires 9 y compris les agences du système des Nations Unies) pour l’aider à compléter ce document par la prise en compte des aspects sociaux. Ce document, une fois finalisé, devra servir de base pour l’organisation par le Gouvernement au mois de mars 2007 d’une conférence nationale consacrée à la question de la réduction de la pauvreté dans le pays.
Santé
Les efforts d’actions conjointes ont été déployés pour l’organisation de la lutte contre les maladies et pour la promotion de la santé. Ces actions ont couvert les domaines du SIDA, du paludisme et d’autres endémies.
En ce qui concerne le VIH/SIDA : A la demande de l’UNCT, une mission d’appui du Bureau Régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est déroulée du 7 août au 3 septembre 2006, et a procédé à la revue et à l’analyse des aspects stratégiques et institutionnels de la réponse nationale de Guinée Equatoriale au VIH/SIDA. La mission est arrivée à la conclusion que l’analyse de la réponse nationale a révélé des atouts et des opportunités mais aussi des problèmes et des contraintes majeures dont la levée conditionnera vraisemblablement la performance des programmes nationaux. Stratégiquement la politique de lutte contre le SIDA doit désormais se situer dans une vision prospective en vue de prendre en compte cinq grands défis émergents. Sur la base de l’analyse de la réponse nationale et à la lumière des objectifs assignés à la mission, les actions suivantes ont été recommandées:
- L’organisation d’un atelier revue de la réponse nationale en vue de tirer les principaux enseignements de la mise en oeuvre du CSLS, du PNMLS et des plans sectoriels; - La conduite d’une enquête sur la situation épidémiologique pour avoir un tableau de bord et une connaissance exacte de la situation du VIH SIDA et les données nécessaires à la planification, la définition des cibles et le suivi évaluation ; - L’élaboration du Cadre stratégique 2006-2011 ; - Le renforcement des dispositifs de pilotage et de coordination ; - La re-dynamisation du groupe ONUSIDA ; - Le renforcement des capacités des ONG ; - Le renforcement du système de suivi évaluation.
D’autre part le SNU a organisé la célébration de la Journée mondiale SIDA le 1er décembre 2006 conjointement avec le Programme National de lutte contre le VIH/SIDA et ses partenaires. Cette journée fut jumelée au Lancement de l’Accélération de la Prévention du VIH dans la Région africaine conformément à la l’engagement de Brazzaville en novembre 2005 des Directeurs des agences des Nations Unies à soutenir la résolution AFR/RC 55/R6 des Ministres de la Santé réunis à Maputo en août 2005.
L’introduction des antiretroviraux par le pays sur la Liste Nationale de Médicaments Essentiels, avec l’appui des autres agences des Nations Unies, pour l’amélioration de la prise en charge des malades.
Parmi les mesures prises par le nouveau Gouvernement et qui auraient pu avoir un impact négatif, nous pouvons citer la promulgation du décret en novembre qui institue une série de mesures urgentes pour freiner la propagation du VIH/SIDA dans le pays, mais qui affectaient dans une certaine mesure les libertés individuelles et les droits humains entre autres, la confidentialité, l’anonymat, le caractère volontaire du test de VIH et la libre circulation des expatriés. UNFPA a joué un rôle de leadership grâce aux démarches qui ont été effectuées auprès du Ministre des Affaires Étrangères, du Ministre de la Santé, du Président de la Cour Suprême, pour attirer leur attention sur les contradictions entre le décret d’application et la Loi sur le Sida adoptée par le gouvernement en mai 2005. Loi mettant l’accent sur la confidentialité et le volontarisme. Par ailleurs, les contradictions entre le décret et les conventions internationales auxquelles le pays a souscrit ont été soulevées. Sur proposition du gouvernement, un accord de collaboration a été signé entre l’ONG internationale « Mujer y Madre » d’Espagne et le SNU. Cet accord a été une opportunité pour lancer un programme sur le cancer du Col Utérin garantissant l’accès gratuit a des services de prévention et prise en charge de qualité a l’échelle locale soutenu par un programme de renforcement des capacités nationales dans ce domaine. Cette campagne nationale contre le cancer du col a été menée par la Première Dame et le Premier Ministre. Ceci a permis de visiter les infrastructures sanitaires et de faire des promesses pour une prise totale par le gouvernement de la lutte contre le cancer du col.
La réalisation de la campagne nationale sur l’éradication des fistules obstétricales n’a été possible qu’avec l’appui de la Clinique Urologique Tênan de Bamako (Mali) qui a une grande expérience en matière de réparation des fistules en Afrique. L’organisation en octobre de la première phase chirurgicale de la Campagne de prise en charge de la fistule vésico - vaginale d’origine obstétricale (FVV) avec l’appui de UNFPA a permis d’opérer 34 femmes. L’association de cadres et techniciens nationaux a la Campagne de réparation des fistules a contribué au renforcement des compétences nationales, et á la mise en place d’un plan de renforcement des capacités nationales pour une prise en charge efficace et durable des fistules
D’autre part avec l’appui du SNU, le gouvernement a élaboré la Feuille de route pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et infantile en Guinée Equatoriale
Pour la lutte contre le paludisme, le projet de financement élaboré grâce à l’appui technique de l’OMS est en cours d’approbation pour un montant de 6 millions de dollars. Une ONG internationale (MDCI) a été désignée comme Bénéficiaire principal.
D’autre part, avec l’appui du SNU, le pays a introduit la nouvelle politique du traitement de première ligne du paludisme (traitement combinée avec l’ Artémisine, ACT). Éducation : Le SNU a apporté son assistance dans le domaine de l‘éducation préscolaire et de la scolarisation des jeunes filles, en contribuant à la formation des formateurs, en fournissant du matériel didactique et en faisant de fortes campagnes en faveur des droits des jeunes à l’éducation. Un appui technique a été donné aussi au processus de la reforme du système éducatif.
Un programme conjoint a été signé entre le Gouvernement et le SNU, en vue de la formation des enseignants dans les disciplines scientifiques.
Environnement : Une mission du SNU avait séjourné à Malabo en février/mars 2006 en vue d’appuyer le gouvernement dans le processus d’Auto-Evaluation Nationale des Capacités à Renforcer pour la Gestion de l’Environnement Mondial (ANCR-GEM) en Guinée Equatoriale. La mission a fait les recommandations suivantes : · Afin d’éviter la duplication des efforts, ce projet va se baser sur les processus déjà en cours concernant la gestion de l’environnement mondial notamment, dans les domaines de la biodiversité, des changements climatiques et de la lutte contre la désertification; · Une synergie entre les activités des OMD et du Plan National de Développement Economique et Social à venir est à rechercher afin d’assurer une participation efficiente des ressources de l’environnement dans l’effort national de développement et de lutte contre la pauvreté; · La modalité d’exécution nationale est recommandée pour garantir l’appropriation nationale du projet;
Le SNU en partenariat avec le Ministère de l’Éducation, Science et Sport et la fondation Exxon/Mobil ont lancé un Projet d’eau et assainissement pour la construction de puits d’eau potable et de latrines, ainsi que pour la promotion de l’éducation a hygiène dans 38 écoles de préscolaire et d’enseignement primaire du pays.
Partenariat : Vers la fin de l’année 2006, les activités du Groupe des Partenaires Extérieurs de la Guinée Equatoriale ont été relancées, sous l’égide du Coordonnateur Résident. A l’issue d’une réunion tenue au mois de novembre, plusieurs propositions et recommandations ont été faites, en vue de la création de complémentarités et de synergies dans les actions appuyées par les différents partenaires de la Guinée Equatoriale. Des contacts ont été également poursuivis entre les agences du système des Nations Unies et le secteur privé, notamment pétrolier, en vue d’un partenariat dans plusieurs domaines.
Collecte de données : En matière de données, il faut signaler l’effort fourni par le SNU pour harmoniser les différents outils de collecte des données. A ce titre, un atelier de concertation organisé par le Ministère du Plan avec le concours des consultants internationaux de MACRO et du SNU pourrait constituer une opportunité qui permettra au gouvernement de disposer des indicateurs fiables. Les enquêtes EDS et MICS pourraient être menées en 2007.
III - Un rapport standard sur l’application du Plan d’appui à la mise en œuvre des Nations Unies sur le VIH/sida (UN-ISP) et sur l’application du Programme des Nations Unies sur le VIH/sida sur les lieux de travail;
ONUSIDA : Comme pour les années antérieures, durant l’année 2006, le groupe thématique ONUSIDA n’a pas eu de résultats tangibles, et il est prévu de relancer les activités de ce groupe en 2007, sur la base des conclusions et recommandations du rapport de la mission d’appui du Bureau Régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de septembre 2006 (voir chapitre sur la lutte contre le VIH/SIDA plus haut).Un président du Thème Groupe a été désigné (Représentant OMS) et un focal point nommé (expert OMS).
WE CARE : Le plan de travail du « WE CARE » a été finalisé, mais n’a pu être mis en œuvre faute de ressources.
Key aspects of the proposed 2007 workplan
1. Une évaluation de l’assistance du système des Nations Unies en Guinée Équatoriale durant les dix dernières années : A partir des termes de référence très précis et détailles, une mission indépendante devra, tout en examinant l’évolution récente du contexte socio-político-économique du pays, évaluer les performances et les contributions du Système des Nations Unies dans la réalisation des objectifs prioritaires du Gouvernement durant ces dix dernières années et les résultats obtenus, recenser les diverses contraintes et dégager les expériences acquises. Sur la base des résultats de l’évaluation, la mission devra faire des recommandations et proposer des orientations pour les futures activités des agences du SNU dans la mise en œuvre de la réforme des Nations Unies. Parallèlement, la mission sera aussi appelée à identifier les domaines de synergie possibles avec les autres partenaires au développement de la Guinée Équatoriale, y compris le secteur privé et la Société Civile.
2. L’appui à la coordination de l’aide : En 2007, Les agences du système des Nations Unies devront finaliser le processus d’élaboration de l’UNDAF, qui est le cadre logique approprié pour mobiliser les énergies et les ressources des partenaires au développement et qui permettrait au système des Nations Unies de jouer un rôle proactif vis-à-vis du Gouvernement.
3. La poursuite de la campagne de promotion en faveur des OMD : Les agences du système des Nations Unies vont appuyer le pays dans l’élaboration du deuxième rapport national, censé présenter les progrès accomplis par le pays vers la réalisation des OMD. De même, les activités susceptibles de contribuer à la campagne pour la promotion des OMD seront poursuivies. Par ailleurs, un plaidoyer devra être poursuivi auprès du Gouvernement afin de susciter sa contribution au financement des actions pouvant contribuer à l’atteinte des OMD.
4. La réactivation des Groupes Thématiques : Les Groupes Thématiques avaient été conçus pour servir de cadre de réflexion thématique pour tout sujet pertinent concernant le champ de développement global ou sectoriel, et pour conseiller l’UNCT sur les différents choix stratégiques en réponse aux défis auxquels le pays doit faire face dans le cadre de son développement, une des tâches essentiels de l’UNCT au cours de l’année 2007 sera de réactiver ces groupes, plus particulièrement le Groupe « Opérations », pour lequel une stratégie de suivi rapproché devra être définie.
5. La visibilité du SNU : A partir d’une stratégie de communication du système des Nations Unies élaboré et mis en œuvre (avec des moyens et un budget conséquent), des efforts vont être faits pour présenter et faire connaître les priorités politiques de l’ensemble du système des Nations Unies, et pour renforcer la présence du système des Nations Unies et sa contribution dans les différents foras et évènements nationaux. Des séminaires et ateliers sur la mission des Nations Unies et la production de supports d’information (émissions radiophoniques et télévisés, bulletin d’information trimestriel, dépliants) vont être réalisés. L’objectif visé est de favoriser une meilleure connaissance du SNU de la part des partenaires en vue de susciter un partenariat productif dans le cadre de l’exécution des programmes de coopération.
6. Une re-définition de la stratégie du partenariat : Sur la base des conclusions de la mission indépendante d’évaluation, une réflexion profonde sur la stratégie du partenariat devra être développée, pour tenir compte des caractéristiques de l’environnement national (politique, économique, social et culturel) et d’un certain nombre de contraintes qui influent sur la mise en œuvre des programmes de coopération, parmi lesquelles on pourra citer :
i) la difficile mobilisation des ressources nationales et le manque d’enthousiasme des pétroliers à contribuer au financement d’activités visant le bien être social des populations;
ii) la faible capacité de l’administration publique;
iii) la disparité des demandes de coopération qui ne s’inscrivent pas généralement dans le cadre d’une stratégie nationale bien définie.
iv) la faiblesse des mécanismes de coordination des partenaires du développement par le gouvernement de la Guinée Équatoriale pour créer et promouvoir la complémentarité et la synergie dans les actions appuyées par les différents partenaires.
Recommendations
i) Difficultés de mise en œuvre de la réforme au niveau du terrain : L’absence régulière d’instructions opérationnelles claires et précises de la part des sièges de certaines agences crée souvent des difficultés dans la mise en œuvre de la réforme au niveau du terrain.
ii) Renforcement de l’équipe d’appui à la coordination : Le rôle et l’importance grandissante des activités de coordination nécessitent la mise en place d’une équipe renforcée par un Chargé de Coordination à temps plein;
iii) Budget de la coordination : Compte tenu du fait que ce sont les ressources du SCR qui financent actuellement en grande partie les activités de la coordination, il est plus que nécessaire pour l’UNDGO de revoir le montant alloué pour la Guinée Équatoriale.
iv) Dialogue des politiques : Le Système des Nations Unies évolue dans un contexte particulièrement complexe et difficile en Guinée Équatoriale. Cet environnement a un impact négatif sur les résultats du travail des agences dans leur ensemble. Il devient donc urgent de mener des réflexions tendant à bâtir des coopérations avec des entités bien spécifiques et identifiées selon les intérêts communs. Dans ce sens, l’UNCT devra mener les actions préalables suivantes :
- Analyser les missions, les domaines d’intervention, les points forts et les points fables des autres partenaires afin d’identifier « les partenaires stratégiques » pour le système;
- Renforcer le dialogue avec ces partenaires concernant la programmation et l’élaboration des politiques et programmes;
- Assurer une articulation adéquate du financement des programmes et des financements groupés par rapport aux stratégies adoptées dans les documents de politique nationale;
- Mettre au point des orientations politiques générales claires pour la coopération avec des partenaires spécifiques;
- Améliorer les lignes directrices opérationnelles et encourager toutes les agences du système à y adhérer.
http://www.undg.org/rcar.cfm?fuseaction=N&ctyIDC=EQG&P=490
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